Vous avez l’impression d’être « à côté » de votre propre vie, de ne jamais vous sentir vraiment chez vous, ni dans votre travail, ni dans vos relations, parfois même dans votre famille ? Ce sentiment de ne pas trouver sa place est difficile à expliquer, et souvent difficile à partager.
Il peut avoir de nombreuses origines. La psychogénéalogie et l’analyse transgénérationnelle proposent d’en explorer une : la place que votre histoire familiale vous a transmise, parfois bien avant votre naissance.
En résumé
Ne pas trouver sa place peut se traduire par un sentiment d’illégitimité, une difficulté à s’ancrer ou l’impression de vivre la vie de quelqu’un d’autre.
Rang dans la fratrie, enfant de remplacement, rôles familiaux, exil ou secrets autour des origines peuvent influencer ce sentiment d’une génération à l’autre.
En séance, le génosociogramme aide à comprendre la place que vous occupez dans votre famille, pour choisir plus librement celle que vous voulez prendre.
Ne pas trouver sa place : comment cela se manifeste-t-il ?
Ce sentiment prend des formes très différentes d’une personne à l’autre. Il peut par exemple s’exprimer ainsi :
- l’impression de jouer un rôle, de ne pas être vraiment vous-même
- une difficulté à vous ancrer : vous changez souvent de travail, de ville ou de projet sans vous sentir mieux ailleurs
- le sentiment de devoir sans cesse mériter votre place, ou de ne pas avoir le droit d’en prendre
- un sentiment d’illégitimité qui persiste malgré vos réussites
- l’impression d’être un étranger dans votre propre famille
- une tendance à rester dans l’ombre pour ne pas déranger
Ces ressentis peuvent être liés à votre parcours personnel, à des événements de vie ou à votre environnement. La psychogénéalogie ne prétend pas tout expliquer : elle propose un éclairage complémentaire, en regardant ce qui se joue sur plusieurs générations.
Si ce sentiment s’accompagne d’une tristesse persistante, d’une perte d’intérêt pour ce qui vous plaisait ou d’idées noires, parlez-en à votre médecin. En cas de pensées suicidaires, le 3114 est joignable gratuitement, 24 h/24 et 7 j/7.
Comment l’histoire familiale peut-elle influencer la place que l’on prend ?
La place attribuée avant même la naissance
Chaque enfant arrive dans une famille qui a déjà son histoire, ses attentes et ses projets. Être l’aîné sur qui tout repose, le petit dernier que l’on protège, l’enfant du milieu que l’on remarque moins, ou celui qui porte le prénom d’un grand-père disparu : autant de places qui peuvent influencer durablement la façon dont on se situe dans le monde.
Comprendre sa place dans la fratrie
Les enfants de remplacement
Lorsqu’un enfant naît après le décès d’un frère ou d’une sœur, il peut, sans que personne ne le veuille, être investi de la mission de combler ce vide. Il grandit alors avec le sentiment diffus de vivre à la place de quelqu’un d’autre. Le peintre Vincent Van Gogh, né un an jour pour jour après un frère mort-né qui portait le même prénom, en est un exemple célèbre.
Vincent Van Gogh, l’enfant de remplacement
Les rôles familiaux et les loyautés invisibles
Dans certaines familles, des rôles implicites se distribuent : celui qui soutient tout le monde, celui qui apaise les conflits, celui qui doit réussir pour les autres, ou encore le « mouton noir ». Par loyauté, on peut porter des responsabilités qui ne sont pas les siennes, suivre une voie qui ne nous correspond pas ou s’interdire de briller pour ne pas dépasser un parent.
Exil, déracinement et exclusion dans la lignée
Des ancêtres qui ont dû quitter leur pays, un membre de la famille rejeté ou dont on a effacé le souvenir, une lignée qui n’a jamais pu s’installer quelque part : ces histoires de déracinement laissent parfois des traces. Il arrive que des descendants ressentent, sans pouvoir l’expliquer, ce même sentiment de n’être « chez eux » nulle part.
Les secrets autour des origines
Une adoption, un enfant non reconnu, un père biologique dont on ne parle pas, un jumeau perdu avant la naissance : lorsque les origines sont floues ou tenues secrètes, il peut être difficile de savoir d’où l’on vient, et donc de savoir où se situer.
En savoir plus sur les secrets de famille
Un exemple pour comprendre
Un homme d’une quarantaine d’années déménage tous les trois ou quatre ans et ne se sent chez lui nulle part. En construisant son génosociogramme, il réalise que son grand-père a dû fuir son pays en guerre, et qu’il n’a jamais reparlé du village qu’il avait laissé derrière lui. Mettre des mots sur cet exil lui permet de faire la part entre son propre besoin de bouger et une errance qui ne lui appartenait pas tout à fait.
Les exemples présentés dans cet article sont des situations types, reconstituées pour illustrer le propos, dans le respect de la confidentialité de mon accompagnement.
Comment la psychogénéalogie peut-elle vous aider à trouver votre place ?
Repérer la place que vous occupez dans votre famille
Le génosociogramme est un arbre généalogique enrichi des événements marquants de chaque génération : naissances, décès, départs, ruptures, prénoms transmis. Il permet de voir d’un coup d’œil la place que vous occupez dans l’histoire familiale, et ce qui s’y rejoue.
Rendre à chacun ce qui lui appartient
Une fois ces liens mis en lumière, le travail consiste à distinguer ce qui relève de vos propres choix de ce que vous portez pour quelqu’un d’autre : un rôle, une mission, un deuil ou une loyauté. Cette prise de conscience peut déjà alléger un poids que vous portiez depuis longtemps.
Vous autoriser à exister pour vous-même
Il ne s’agit ni de rompre avec votre famille, ni de juger ceux qui sont venus avant vous, mais de reconnaître leur histoire pour pouvoir, peu à peu, écrire la vôtre. Trouver sa place, c’est souvent se donner la permission d’exister pleinement, à sa manière.
Et si vous commenciez par en parler ?
Si ce sentiment de ne pas être à votre place vous accompagne depuis longtemps, explorer votre histoire familiale peut vous aider à y voir plus clair. L’appel découverte, offert et par téléphone, permet de faire connaissance et de voir si cet accompagnement vous correspond.



