La psychogénéalogie est une discipline fascinante, non ? Si tu t’intéresses à mieux comprendre ton histoire familiale et les transmissions invisibles qui te traversent, alors le génosociogramme est ton meilleur allié. Mais avant de plonger dans le “comment”, voyons d’abord ce que c’est, d’où ça vient, et pourquoi c’est un outil puissant pour mieux te comprendre.

Qu’est-ce qu’un génosociogramme ?
Le génosociogramme (ou génogramme) est un outil graphique utilisé en psychogénéalogie pour représenter ta famille sur plusieurs générations. Imagine un mélange entre un arbre généalogique classique et un tableau de bord émotionnel : il ne se contente pas d’indiquer qui est qui, mais explore les liens affectifs, les événements marquants, les secrets, les répétitions et les schémas familiaux.
Inventé dans les années 1980 par la psychothérapeute Anne Ancelin Schützenberger, cet outil permet de mettre en lumière les influences transgénérationnelles qui façonnent ta vie. En d’autres termes, il t’aide à comprendre comment les choix, les blessures, ou même les non-dits de tes ancêtres peuvent encore résonner en toi.
Pourquoi faire un génosociogramme ?
Créer ton génosociogramme, c’est comme enquêter sur une série familiale à suspense dont tu es le héros ou l’héroïne. Cet outil peut t’aider à :
- Repérer les répétitions familiales : divorces, métiers, maladies, schémas amoureux… Identifier les non-dits et secrets de famille : tu sais, ces histoires que tout le monde évite autour de la table.
- Comprendre tes propres comportements : parfois, ce qui te bloque dans la vie n’est pas “juste toi” mais le reflet d’une dynamique familiale.
- Mettre en lumière tes forces héritées : et oui, ce n’est pas que du négatif ! 😊
Les symboles du génosociogramme : la base pour bien le lire
Pour faire ton propre génosociogramme, il faut connaître les symboles. Pas de panique, c’est super simple ! Voici les principaux :
Carré : représente un homme.
Cercle : représente une femme.
Double trait : lien très fort ou fusionnel entre deux personnes.
Trait en pointillés : lien distant ou conflictuel.
X sur un carré ou un cercle : personne décédée.
Triangle : grossesse ou enfant perdu (fausse couche, IVG).
Traits verticaux : pour relier les parents à leurs enfants.
Date en dessous du symbole : indique l’année de naissance (et éventuellement de décès).
Ajoute aussi des événements marquants (mariages, divorces, maladies, etc.) pour enrichir ton analyse.



Comment faire ton génosociogramme : étape par étape
En tout premier, dans un coin de ta feuille, inscris la date, ton “je veux” et ta “quête”. Un génosociogramme est fait pour évoluer dans le temps et celui que tu vas créer dans 6 mois sera bien différent de celui d’aujourd’hui !
Commence par toi-même.
Alors tout d’abord, oublie la perfection. Un génogramme, ça se fait à main levé, au feeling, en respectant les symboles mais c’est tout. Stylo noir, feutres…tu choisis ton moyen d’expression. Mon conseil : évite le crayon à papier. Car oui je te connais, tu vas vouloir gommer les petites imperfections sauf que ces petites imperfections…elles en disent long sur toi ! En tant que thérapeute, je vais analyser le contenu de ton génogramme mais également sa forme. Alors le maître mot c’est : fais toi confiance et laisse toi aller !
Place-toi au centre de ton schéma. Dessine un carré (si tu es un homme) ou un cercle (si tu es une femme). Écris ton prénom, ta date de naissance et, pourquoi pas, une qualité ou un trait marquant.
Ajoute tes parents.
Relie-toi avec un trait à ton père et ta mère. Dessine-les en respectant les symboles (carré ou cercle), et note leurs dates importantes (naissance, décès, mariage).
Continue avec tes grands-parents.
Pour remonter dans l’arbre, interroge tes parents ou utilise des sites comme Geneanet pour retrouver des informations manquantes. Les photos de famille peuvent aussi être une mine d’or.
Intègre les liens émotionnels.
Utilise les traits pleins ou pointillés pour indiquer les relations fortes, conflictuelles ou distantes. Par exemple, si ton père et ton grand-père avaient une relation compliquée, indique-le.
Ajoute les événements marquants.
Mariages, divorces, déménagements, faillites, drames familiaux… Tout ce qui a eu un impact sur ta famille peut trouver sa place.
Pense à mettre des dates si tu les connais. Naissance, décès, mariage, divorce…tout ce qui te semble pertinent.
Relis ton schéma.
Une fois que tout est posé, prends un moment pour observer les répétitions. Y a-t-il des âges où des choses marquantes se passent dans ta famille ? Des schémas qui semblent se répéter (par exemple, plusieurs générations divorcées ou un même métier qui revient) ?
Un exemple concret de génosociogramme
Bon je me suis amusée à te faire un petit génosociogramme très simplifié de…la famille royale britannique. Et on va dire qu’Harry est mon client (il en aurait bien besoin).

Ce n’est un secret pour personne, mais Harry est en conflit avec son frère William depuis son mariage avec Meghan Markle. Et dans la famille Windsor, on s’aime autant qu’on se déteste. Je lui ai donc demandé (fictivement hein) de tracer les liens entre les membres de sa famille.
Harry était très fusionnel avec sa mère, la regrettée Lady Diana. La reine Elizabeth avait également un enfant préféré, Andrew. Harry et Andrew sont deux électrons libres et pourtant, ils sont les chouchous de leurs aïeux. La reine Elizabeth ne cachait pas son affection pour Harry.
Mais les conflits sont légions dans la famille. Le roi Charles III était en conflit avec son père, le prince Philip, qui ne comprenait pas sa sensibilité. Charles était également en conflit avec son ex femme, Diana, qui ne comprenait pas non plus son univers.
Et si on remonte les générations, les petites guéguerres entre frères et soeurs sont monnaie courantes dans la famille.
Harry se verrait-il en digne héritier de son arrière grand oncle, qui comme lui a épousé une américaine divorcée et a fait scandale en abdiquant ?
Bref, il y a plein de pistes qu’Harry peut creuser pour essayer de comprendre les conflits qui animent sa famille depuis longtemps.
Harry, qui visiblement n’a pas fait le deuil de sa mère, nourrit aujourd’hui une haine viscérale envers tout ce que sa famille représente. Il s’est donc exilé aux Etats-Unis pour trouver sa voie… mais la fuite n’a jamais été la solution. Alors Harry, je t’attends en consultation pour démêler tout ça !
Prêt(e) à te lancer ?
Si tu n’as pas envie de fuir tes démons comme Harry, je peux t’aider à les affronter. Faire ton génosociogramme, c’est un premier pas vers une meilleure connaissance de toi-même. Si tu te sens perdu(e) ou si tu veux aller plus loin dans l’interprétation de ton arbre familial, n’hésite pas à consulter un thérapeute en psychogénéalogie (comme moi ! 😉). Ensemble, on pourrait explorer ce que ton histoire te murmure.
Alors, prends un crayon, un papier, et plonge dans ton histoire familiale. Tu verras, c’est à la fois passionnant et libérateur !
Envie d’aller plus loin ?
Pour découvrir d’autres outils ou approfondir ton génosociogramme, abonne-toi à mon blog ou viens me parler directement. Chaque famille a ses trésors cachés, et je suis là pour t’aider à les déchiffrer.
Si tu as envie d’en savoir plus sur ton histoire familiale et de travailler sur tout ça, n’hésite pas à prendre rendez-vous avec moi. On démystifiera ensemble ces héritages familiaux pour que tu puisses avancer plus léger.


