Psychogénéalogie

La thérapie transgénérationnelle : comprendre ce qui se transmet

Un blocage qui ne vous appartient pas vraiment. Une peur sans origine claire. Une répétition qui traverse les générations sans que personne n’ait jamais pu la nommer.

La thérapie transgénérationnelle part d’un principe simple : nous héritons de bien plus que des traits physiques ou d’un nom de famille. Nous héritons aussi d’histoires non digérées, de deuils inachevés et de secrets qui continuent d’agir en silence.

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Photos de famille anciennes en noir et blanc, étalées sur un vieux document manuscrit

Un travail sur
au moins 4 générations

Aucun diagnostic,
un accompagnement

Séances d’1 heure
en visio

Cette page vous propose un tour d’horizon clair de cette approche : d’où elle vient, sur quels concepts elle s’appuie et à qui elle s’adresse. Pour le déroulé concret des séances, rendez-vous sur la page Consultation en ligne.

Qu’est-ce que la thérapie transgénérationnelle ?

La thérapie transgénérationnelle, aussi appelée psychogénéalogie, explore les liens entre votre histoire personnelle et celle de vos ascendants. L’idée centrale : un événement vécu par un grand-parent ou un arrière-grand-parent, s’il n’a pas pu être exprimé ni traversé, peut continuer d’exister dans la famille sous une autre forme, une génération ou deux plus tard.

Cela ne veut pas dire que tout est écrit d’avance. Certaines de vos difficultés actuelles peuvent simplement trouver un éclairage dans une histoire familiale plus large que la vôtre. Une fois ce lien identifié, il devient possible de commencer à s’en dégager.

En quoi est-elle différente des autres thérapies ?

La plupart des thérapies s’intéressent à votre vie actuelle ou à votre propre histoire. La thérapie transgénérationnelle élargit le regard : elle observe ce qui s’est joué dans votre famille sur plusieurs générations, et la façon dont cela résonne encore aujourd’hui.

  • Les thérapies cognitives et comportementales (TCC) travaillent sur vos pensées, vos émotions et vos comportements du moment, pour les faire évoluer concrètement.
  • La psychanalyse explore votre inconscient à partir de votre propre histoire, en particulier de votre enfance.
  • Les thérapies systémiques et familiales considèrent la famille comme un système, mais surtout à travers les relations actuelles entre ses membres.
  • La thérapie narrative s’intéresse à la manière dont vous racontez votre histoire. Elle rejoint le travail transgénérationnel sur les récits familiaux, sans mettre l’accent sur ce qui se transmet d’une génération à l’autre.

Ces approches ne s’opposent pas. Le travail transgénérationnel peut tout à fait venir compléter un accompagnement déjà engagé par ailleurs.

D’où vient l’analyse transgénérationnelle ?

Le courant transgénérationnel prend racine dans les années 1970, à la croisée de la psychanalyse, de la thérapie familiale systémique et de la psychologie sociale. Plusieurs auteurs, dans des pays et des cadres différents, ont posé les bases de ce que l’on regroupe aujourd’hui sous le terme de psychogénéalogie.

Anne Ancelin Schützenberger, la pionnière française

Psychologue et professeure à l’université de Nice, Anne Ancelin Schützenberger (1919–2018) est la figure fondatrice de la discipline en France. En accompagnant des personnes atteintes de cancer, elle a observé un phénomène troublant : certaines tombaient gravement malades à l’âge exact où un parent ou un grand-parent l’avait été. Elle a approfondi cette notion de syndrome d’anniversaire, mis au point le génosociogramme, et fait connaître la psychogénéalogie au grand public avec Aïe, mes aïeux ! (1993), devenu une référence.

C’est d’ailleurs lors d’une de ses conférences, à la fac de Nice, que j’ai découvert la psychogénéalogie (je vous raconte mon parcours).

Nicolas Abraham et Maria Torok, le fantôme et la crypte

Ces deux psychanalystes ont développé, dans les années 1970, une théorie de ce qu’ils ont appelé le fantôme : le retour, chez un descendant, d’un secret ou d’un traumatisme que ses parents ou grands-parents n’ont jamais pu exprimer. La crypte désigne ce secret enfoui chez celui qui l’a vécu ; le fantôme, sa trace chez ceux qui viennent après.

Selon eux, ce n’est pas le souvenir de l’événement qui se transmet, mais son silence. L’enfant ressent quelque chose sans pouvoir le nommer, parce que personne, avant lui, n’a pu le mettre en mots. Leurs textes sont réunis dans L’Écorce et le noyau (1978).

Ivan Boszormenyi-Nagy, les loyautés invisibles

Psychiatre hongro-américain et pionnier de la thérapie familiale, il a introduit la notion de loyautés invisibles dans Invisible Loyalties (1973), écrit avec Geraldine Spark. Il s’agit d’engagements inconscients qui nous poussent à reproduire, par fidélité familiale, des comportements ou des destins qui ne sont pas les nôtres. Rester célibataire comme une grand-tante en est un exemple typique.

Didier Dumas, l’ange et le fantôme

Psychanalyste français, il a prolongé les travaux d’Abraham et Torok avec la notion d’« impensé généalogique », dans L’Ange et le fantôme (1985). Il s’est notamment intéressé au deuil impossible et aux enfants nés après la mort d’un frère ou d’une sœur, ces enfants dits « de remplacement » dont on retrouve un exemple frappant dans l’histoire familiale de Vincent Van Gogh.

Ces différents apports se complètent plus qu’ils ne s’opposent :

Chaque auteur a mis en lumière une facette du même phénomène : ce qui se transmet sans avoir été dit.

Les grands concepts de la thérapie transgénérationnelle

Voici les notions les plus utilisées en séance, expliquées simplement.

Le génosociogramme

C’est l’outil de base du travail transgénérationnel : une représentation de votre arbre généalogique sur au moins quatre générations, enrichie de dates, de métiers, de migrations, de maladies, de ruptures et de deuils. Contrairement à un arbre généalogique classique, le génosociogramme ne cherche pas l’exhaustivité mais le sens : c’est en le construisant ensemble que les répétitions, les silences et les coïncidences deviennent visibles.

En savoir plus sur le génogramme

Le syndrome d’anniversaire

Un événement marquant qui se rejoue à une date, un âge ou une période similaire à celle vécue par un ascendant. Une femme qui tombe malade au même âge que sa grand-mère, un couple qui se sépare l’année où les parents avaient divorcé : ce type de coïncidence, quand il se répète, invite à regarder du côté de l’histoire familiale plutôt que du seul hasard.

En savoir plus sur le syndrome d’anniversaire

Les secrets de famille et les non-dits

Une naissance cachée, un suicide maquillé en accident, une filiation tue : ce qui n’est jamais raconté ne disparaît pas pour autant. Cela se transmet sous une forme diffuse, souvent perçue par les enfants et petits-enfants comme un malaise ou une zone d’ombre qu’ils ne savent pas nommer.

En savoir plus sur les secrets de famille

Les loyautés invisibles

Le concept de Boszormenyi-Nagy appliqué au quotidien : rester fidèle, sans le savoir, à un destin familial. Se saboter professionnellement pour ne pas « dépasser » un parent resté dans une situation modeste en est un exemple fréquent.

Les schémas répétitifs

Une même dynamique qui revient : ruptures amoureuses au même stade de la relation, échecs professionnels récurrents, difficulté chronique avec l’argent. Le travail transgénérationnel permet souvent de retrouver, quelques générations plus haut, l’origine de ce schéma.

En savoir plus sur les schémas répétitifs

À qui s’adresse la thérapie transgénérationnelle ?

Cette approche s’adresse à toute personne qui :

  • ressent des schémas répétitifs dans sa vie amoureuse, professionnelle ou financière
  • porte des émotions ou des peurs dont elle ne trouve pas l’origine
  • se sent bloquée malgré un travail personnel déjà engagé
  • souhaite mieux comprendre son histoire familiale
  • veut se libérer d’un poids transmis, sans accuser ni culpabiliser personne

Comment choisir votre thérapeute transgénérationnel ?

Dans ce travail, le thérapeute est un guide : il pose les questions, écoute et vous aide à faire des liens entre les éléments de votre arbre. Vous, vous participez activement, à votre rythme. Cette relation de confiance est essentielle, d’où l’importance de bien choisir la personne qui vous accompagne.

  • La formation : le titre de psychogénéalogiste n’est pas protégé en France. Renseignez-vous sur le parcours suivi : l’organisme, la durée du cursus, la validation finale et l’existence d’une supervision.
  • L’expérience : depuis combien de temps la personne accompagne-t-elle, et sur quels types de demandes ?
  • La méthode : chaque praticien a sa façon de travailler (génosociogramme, approche psychanalytique ou systémique, travail corporel…). Demandez qu’on vous l’explique clairement, pour voir si elle vous correspond.
  • Les avis : les témoignages de personnes accompagnées et les recommandations de proches de confiance sont de bons indicateurs.
  • Le premier contact : un échange avant de vous engager permet de sentir si vous êtes à l’aise et si le courant passe. C’est tout l’objet de l’appel découverte que je propose.

Signaux d’alerte : une promesse de guérison, un « nettoyage » d’arbre en une séance, le conseil d’arrêter un traitement ou de couper les ponts avec votre famille. Un accompagnement sérieux ne promet rien de tel.

Pour ma part, je me suis formée à l’Institut Généapsy, sur un cursus de près de 150 heures validé par une étude de cas, et je continue à me former et à participer à des supervisions.

Découvrir mon parcours

Une approche complémentaire, pas une thérapie miracle

La thérapie transgénérationnelle enrichit la compréhension de soi. Elle ne remplace ni un suivi médical, ni un accompagnement psychothérapeutique quand celui-ci est nécessaire.

Elle ne pose pas de diagnostic et ne promet pas de révélation instantanée : le travail sur un arbre demande du temps, de la progressivité et votre participation active à chaque étape.

Le cadre de mon accompagnement

Envie d’explorer votre propre histoire ?

Si certains de ces concepts résonnent avec ce que vous vivez, la meilleure façon d’y voir plus clair reste d’en parler. Un premier échange permet de comprendre votre demande et de voir si cette approche vous correspond.

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